De la 3D au vectoriel, une identité haute en couleur
Créer un logo pour un fanzine destiné aux enfants ne signifie pas nécessairement dessiner quelque chose de simple, de plat ou de minimaliste.
Pour Bol de Pastel, le fanzine jeunesse de l’AccaBD, association de bande dessinée basée à Caen, j’ai choisi une autre approche : construire une véritable illustration, avec ses volumes, ses matières, ses couleurs et ses petits détails à découvrir.
Un bol en céramique, des pastels colorés, un arc-en-ciel qui s’élève comme la vapeur d’un chocolat chaud et une typographie ronde qui épouse les formes du récipient.
Derrière cette image volontairement chaleureuse se cache un processus de création bien plus technique qu’il n’y paraît : modélisation 3D, simulations physiques, nombreuses itérations et, finalement, reconstruction vectorielle manuelle.
Une identité pensée pour les enfants, mais qui a demandé un sérieux travail de grand.
Un nouveau fanzine, une identité à inventer
Bol de Pastel est né de la volonté de proposer une publication de bande dessinée destinée aux jeunes lecteurs, tout en restant accessible aux amateurs d’illustration et aux kidults.
Contrairement à Bol d’Encre, le fanzine historique de l’AccaBD, cette nouvelle publication ne possédait pas encore d’identité graphique installée.
Il fallait donc partir de zéro.
Et surtout, il fallait aller vite.
À ses débuts, le projet ne faisait pas l’unanimité au sein de l’association. Une partie des membres doutait de son avenir.
Pourtant, avant même de disposer d’une identité définitive, Bol de Pastel avait besoin d’un logo pour exister visuellement et accompagner son lancement.
J’ai donc créé une première version provisoire.
Un premier logo pour poser les bases
Cette première identité contenait déjà les principaux ingrédients du projet :
- Un bol en céramique.
- Des pastels disposés à l’intérieur.
- Un arc-en-ciel s’élevant au-dessus du récipient.
- Une typographie ronde et colorée.
- Une ambiance évoquant le goûter et l’enfance.
Le concept était là.
Mais cette première réalisation répondait surtout à une nécessité immédiate. Elle remplissait son rôle de logo provisoire sans atteindre le niveau de recherche graphique que je souhaitais.
Plutôt que d’abandonner cette idée, j’ai décidé de la développer.
Le premier logo n’était pas une impasse. C’était une esquisse de ce que le projet pouvait devenir.

Un logo artistique plutôt qu’un symbole minimaliste
Lorsqu’on parle de création de logo, certaines tendances privilégient les formes géométriques épurées, les grilles de construction et la réduction des détails.
Cette approche peut être parfaitement adaptée à certains projets.
Mais pour Bol de Pastel, ce n’était pas ce que je recherchais.
Je ne voulais pas concevoir un symbole abstrait nécessitant une explication pour être compris.
Je souhaitais créer une image immédiatement accessible aux enfants, tout en conservant une véritable richesse illustrative.
Un enfant devait pouvoir reconnaître un bol, des crayons de couleur et un arc-en-ciel.
Il devait également pouvoir découvrir des détails supplémentaires en observant l’image plus attentivement.
L’objectif était donc de construire une identité qui fonctionne à plusieurs niveaux de lecture.
Un logo que l’on reconnaît, mais aussi une illustration que l’on prend plaisir à regarder.
Cette approche m’a naturellement conduit vers la création en trois dimensions.
Un bol de chocolat chaud rempli de créativité
Le point de départ de cette identité est un objet familier : le bol du goûter.
Un bol en céramique, rond, généreux, rassurant.
Il évoque le chocolat chaud, les moments de détente et les plaisirs simples de l’enfance.
Mais dans cette illustration, ce ne sont pas des céréales ou des morceaux de chocolat qui remplissent le récipient.
Ce sont des pastels.
Le bol devient alors une métaphore de la création artistique.
Il accueille les couleurs, les dessins à venir et l’imagination des jeunes lecteurs.
Des pastels aux couleurs de l’AccaBD
Les pastels ne sont pas de simples accessoires décoratifs.
Chacun porte la marque AccaBD, directement intégrée à son emballage.
Ce détail permet de rattacher les objets représentés à l’association sans devoir multiplier les signatures graphiques autour du logo.
J’ai réalisé de nombreuses recherches sur les couleurs, les modèles et les dispositions de ces pastels.
Il fallait obtenir un ensemble riche et varié, mais suffisamment harmonieux pour fonctionner dans la composition finale.
Leur accumulation dans le bol devait paraître naturelle, tout en conservant une silhouette intéressante.

Blender : construire le logo comme une véritable scène 3D
Pour développer cette nouvelle identité, j’ai choisi de ne pas me limiter à une illustration en deux dimensions.
J’ai construit les principaux éléments dans Blender.
Le bol en céramique, les pastels, le lettrage et l’arc-en-ciel ont ainsi été conçus et organisés dans un espace tridimensionnel.
Cette méthode permettait de travailler directement les volumes, les perspectives et les relations entre les différents objets.
Elle offrait également la possibilité d’expérimenter des compositions difficiles à anticiper avec un dessin traditionnel.

Une typographie qui épouse le bol
Pour le lettrage, j’ai choisi la police Cherry Bomb.
Ses formes épaisses, arrondies et généreuses correspondent à l’univers que je souhaitais développer.
Elle possède un caractère ludique sans nécessiter d’ajouter artificiellement des éléments enfantins à chaque lettre.
Mais il ne suffisait pas de choisir une typographie adaptée.
Il fallait également lui donner du volume et l’intégrer au récipient.
J’ai donc travaillé le texte en trois dimensions afin qu’il épouse la courbure du bol.
Les lettres ne sont plus simplement imprimées sur sa surface.
Elles deviennent des éléments volumétriques participant à sa silhouette.
Ce choix crée une parenté avec le logo Bol d’Encre, dont la typographie participe également à la construction du récipient.
Mais la démarche est volontairement différente.
Pour Bol d’Encre, le lettrage possède une dimension plus conceptuelle.
Pour Bol de Pastel, la priorité était de conserver une lecture accessible aux enfants, avec des formes immédiatement accueillantes.

Faire tomber les pastels dans le bol… pour de vrai !
C’est probablement l’une des étapes les plus expérimentales de cette création.
Je ne voulais pas simplement placer les pastels un par un dans le récipient en essayant de reproduire artificiellement le désordre d’une chute.
J’ai donc utilisé une simulation physique dans Blender.
Les pastels ont été soumis à la gravité et aux collisions afin de les faire tomber dans le bol.
L’objectif était d’observer leur comportement et d’explorer les compositions obtenues par leur accumulation.

Quand l’ordinateur n’est plus tout à fait d’accord
Sur le papier, l’idée semblait assez simple.
Modéliser les objets, configurer leurs propriétés physiques, lancer la simulation et observer le résultat.
Dans la pratique, les choses ont été nettement moins tranquilles.
Les calculs nécessaires aux collisions entre les nombreux pastels ont mis mon ordinateur à rude épreuve.
Au point de provoquer plusieurs plantages !
Il a fallu recommencer, ajuster et expérimenter avant d’obtenir une disposition satisfaisante.
Cette étape aurait probablement été plus rapide avec un placement entièrement manuel.
Mais elle m’a permis d’explorer une approche différente de la composition graphique.
Pour créer un logo illustrant des pastels tombés dans un bol, j’ai réellement fait tomber des pastels dans un bol virtuel.
Une méthode peut-être excessive pour un simple logo, mais parfaitement cohérente avec mon envie d’expérimenter les possibilités de la 3D.


Un arc-en-ciel à la place de la vapeur
Dans l’imaginaire du goûter, un bol de chocolat chaud évoque immédiatement la chaleur et la douceur.
La vapeur qui s’en échappe fait partie de cette représentation.
J’ai choisi de détourner cet élément en remplaçant la vapeur par un arc-en-ciel.
Ses bandes colorées s’élèvent au-dessus du bol et prolongent verticalement la composition.
Elles créent un mouvement ascendant qui équilibre le volume du récipient.
Mais cet arc-en-ciel possède également une fonction symbolique.
Il évoque la diversité des enfants, des âges et des personnalités.
Il participe à une identité ouverte, qui ne cherche pas à distinguer les filles des garçons.
La couleur devient ici un langage commun.
Le violet et le vert : sortir des codes habituels
Le lettrage principal repose sur deux couleurs dominantes : le violet et le vert.
Ce choix n’est pas uniquement esthétique.
Je souhaitais éviter les associations traditionnelles qui attribuent certaines couleurs aux filles et d’autres aux garçons.
Le violet et le vert permettent de construire une identité vive et chaleureuse sans enfermer le fanzine dans ces codes.
Le violet est également utilisé sur le socle du bol.
Ce traitement renforce la lecture de sa forme, notamment lorsque le logo est présenté sur un fond blanc.
Il permet de mieux distinguer le récipient et de conserver une silhouette identifiable.
Les couleurs ne sont pas seulement décoratives. Elles participent à la compréhension de l’image.
Une petite terreur du goûter cachée dans la silhouette
Un autre aspect de cette identité repose sur une lecture plus discrète.
En observant le logo dans son ensemble, on peut y découvrir une petite créature.
Les pastels dépassant de chaque côté du bol évoquent des oreilles pointues ou de petites cornes.
Leur disposition rappelle également une coiffure dressée, proche de celle des poupées trolls des années 1990.
Le bol et son contenu peuvent ainsi prendre l’apparence d’un petit personnage espiègle.
Une sorte de petit diable du goûter.
Cette seconde lecture fait écho à l’univers des enfants, à leur énergie et à leurs petites bêtises.
Elle ne nécessite pas de dessiner explicitement un visage.
La personnalité du personnage naît de la silhouette générale.
Une image qui réserve des surprises
Ce type de construction m’intéresse particulièrement.
Un logo peut transmettre son message principal immédiatement, tout en conservant des détails que l’on découvre progressivement.
L’enfant voit d’abord un bol rempli de couleurs.
Puis il peut imaginer une petite créature cachée dans la composition.
Cette ambiguïté visuelle donne une dimension narrative supplémentaire au logo.
Il n’est pas nécessaire de tout montrer pour suggérer un personnage.
La bande dessinée jusque dans les reflets
Bol de Pastel est avant tout un fanzine consacré à la bande dessinée.
Je souhaitais donc intégrer une référence à cet univers sans ajouter un pictogramme trop évident à la composition.
Cette référence apparaît dans un détail du bol.
En bas à droite, un reflet prend la forme d’une bulle de bande dessinée.
Le phylactère devient ainsi un élément de lumière intégré à la matière du récipient.
Il ne s’agit pas d’un symbole ajouté à côté du logo.
Il fait partie de l’objet.
Cette approche permet de rappeler discrètement l’identité éditoriale du fanzine tout en préservant la cohérence de l’illustration.
Associé aux inscriptions AccaBD présentes sur les pastels, ce détail renforce l’appartenance du logo à l’univers de l’association.
De nombreuses itérations avant le rendu final
La création de ce logo n’a pas suivi un chemin parfaitement linéaire.
Entre le premier visuel provisoire et le rendu définitif, j’ai multiplié les recherches et les ajustements.
Il fallait trouver un équilibre entre plusieurs éléments :
Le volume du bol, la place du lettrage, la disposition des pastels, les couleurs, l’arc-en-ciel et la silhouette générale.
Chaque modification pouvait influencer l’ensemble de la composition.
Un pastel déplacé changeait la silhouette.
Une lettre trop volumineuse pouvait déséquilibrer le récipient.
Une variation de couleur pouvait modifier la hiérarchie visuelle.
La difficulté consistait à conserver une image riche et expressive sans la rendre confuse.
Le travail a donc demandé de nombreuses itérations.
Le rendu 3D final
Une fois les volumes, les matériaux, les couleurs et la composition stabilisés, j’ai pu produire le rendu final dans Blender.
L’illustration réunissait désormais les principaux éléments de l’identité :
Un bol en céramique, des pastels AccaBD, un lettrage Cherry Bomb en volume, un arc-en-ciel évoquant la vapeur du chocolat chaud et plusieurs détails graphiques à découvrir.
L’ensemble possédait enfin la personnalité que je recherchais.
Mais une difficulté importante restait à résoudre.
J’avais terminé l’illustration 3D. Je n’avais pas encore terminé le logo.

De Blender au vectoriel : quand l’automatisation atteint ses limites
Une illustration 3D et un logo vectoriel ne répondent pas exactement aux mêmes contraintes.
Le rendu Blender est une image composée de pixels.
Il permet de restituer les matériaux, les lumières, les ombres et les volumes avec une grande richesse visuelle.
Mais pour disposer d’une identité graphique plus facilement adaptable aux différents supports, je souhaitais également obtenir une véritable version vectorielle.
Il fallait donc transformer l’ensemble de cette composition en formes et en courbes exploitables.
Et compte tenu de la complexité du visuel, la tâche s’annonçait particulièrement longue.
L’espoir d’une vectorisation automatique
J’ai naturellement commencé par explorer les possibilités offertes par la vectorisation automatique.
L’idée était de convertir le rendu 3D en tracés vectoriels, puis de corriger les imperfections.
Sur le principe, cette méthode devait me faire gagner un temps considérable.
Mais les résultats n’étaient pas à la hauteur.
Les contours manquaient de précision.
Certaines courbes perdaient leur régularité.
Les superpositions devenaient difficiles à gérer.
Les détails du rendu original n’étaient pas suffisamment respectés.
Et surtout, le résultat n’atteignait pas le niveau de finition que j’attendais d’un travail professionnel.
Quand corriger prend plus de temps que redessiner
J’ai commencé par reprendre les formes générées automatiquement.
Mais les corrections se sont rapidement multipliées.
À force de devoir retravailler les contours et reconstruire les détails, le bénéfice de l’automatisation devenait de moins en moins évident.
J’ai finalement pris la décision de refaire l’ensemble manuellement.
Il fallait redessiner les formes, reconstruire les courbes, organiser les superpositions et retrouver les volumes du rendu Blender.
Le travail concernait l’ensemble de l’illustration : le bol, le lettrage, les pastels, leurs inscriptions, l’arc-en-ciel et les différents détails graphiques.
Cette étape a constitué une véritable seconde phase de création.
L’automatisation devait me faciliter la tâche. La réalité m’a rapidement rappelé qu’un fichier vectoriel n’est pas nécessairement un dessin vectoriel de qualité professionnelle.

Reconstruire sans perdre la personnalité du rendu original
Le défi de cette reconstruction n’était pas simplement technique.
Il fallait préserver l’esprit de l’illustration.
La douceur des formes, les volumes arrondis, les couleurs et les petits détails contribuaient tous à la personnalité du logo.
Une simplification excessive aurait risqué de lui faire perdre ce caractère.
À l’inverse, conserver chaque détail du rendu 3D sans réfléchir à son utilité aurait pu produire un fichier vectoriel inutilement complexe.
Il fallait donc trouver un équilibre.
Reconstruire suffisamment fidèlement pour préserver l’illustration, tout en utilisant les possibilités propres au dessin vectoriel.
Cette étape montre aussi les limites d’une approche entièrement automatisée.
Les outils peuvent accélérer certaines opérations.
Mais ils ne prennent pas toujours les bonnes décisions graphiques.
Une courbe peut être techniquement correcte tout en étant visuellement maladroite.
Un contour peut suivre les pixels d’une image sans restituer correctement la forme qu’ils représentent.
C’est précisément dans ces situations que le regard et l’intervention du graphiste restent essentiels.
Deux techniques pour une seule identité
Le résultat repose donc sur deux approches complémentaires.
La 3D m’a permis de concevoir les volumes, d’expérimenter les collisions et de construire la scène.
Le dessin vectoriel m’a permis de reconstruire cette illustration dans un format plus souple pour les usages graphiques.
Ces deux étapes ne se remplacent pas.
Elles participent chacune à la réalisation de l’identité finale.

Une identité jeunesse qui ne cherche pas à infantiliser son public
Derrière les couleurs et l’apparente simplicité de cette illustration se trouve une intention importante.
Je ne voulais pas créer un logo enfantin en accumulant des clichés.
Je souhaitais concevoir une identité joyeuse, expressive et compréhensible, mais aussi suffisamment travaillée pour posséder une véritable personnalité graphique.
Le choix des couleurs évite les codes traditionnels filles-garçons.
La typographie privilégie la rondeur et la chaleur.
Les objets représentés appartiennent à un univers familier.
La silhouette propose une seconde lecture amusante.
Et les détails liés à la bande dessinée rappellent la vocation du fanzine.
L’ensemble doit pouvoir parler aux jeunes lecteurs tout en restant intéressant pour les adultes qui les accompagnent.
S’adresser aux enfants ne signifie pas leur proposer un graphisme simpliste.
C’est au contraire une invitation à raconter davantage de choses par l’image.
Le résultat : une identité illustrative, expressive et entièrement reconstruite
Le logo définitif de Bol de Pastel est l’aboutissement d’un travail qui a mobilisé plusieurs disciplines.
Il a commencé par une première identité provisoire, créée pour accompagner rapidement le lancement du fanzine.
Il s’est poursuivi par une recherche artistique plus ambitieuse, fondée sur la modélisation 3D et l’expérimentation.
Les simulations physiques ont permis de travailler la disposition des pastels.
La typographie Cherry Bomb a été intégrée en volume à la courbure du bol.
Les couleurs, l’arc-en-ciel et les détails graphiques ont progressivement construit la personnalité de l’ensemble.
Enfin, la reconstruction vectorielle manuelle a permis de dépasser les limites des résultats obtenus par automatisation.
Un logo, mais aussi une petite histoire
Bol de Pastel représente un récipient rempli de crayons colorés.
Mais il évoque également un goûter, une petite créature espiègle, la diversité des enfants et le plaisir de dessiner.
Il conserve une parenté avec Bol d’Encre, tout en développant une identité plus accessible et plus illustrative.
Ce projet reflète une conviction qui accompagne mon travail de création :
Un logo n’a pas nécessairement besoin d’être minimaliste pour être pertinent. Il doit avant tout correspondre à son public, à son univers et à ce qu’il cherche à raconter.
Et parfois, pour obtenir une image qui semble simple et spontanée, il faut passer par des simulations physiques, quelques plantages informatiques et beaucoup de courbes redessinées à la main.
Un bol, des pastels et une bonne dose de patience créative.
Du logo à la couverture du premier numéro
La couverture finale réunit le logo Bol de Pastel, le cartouche éditorial, les titres et l’illustration de l’illustratrice et mangaka Olfa. Elle montre comment cette identité prend sa place dans une composition de couverture destinée aux jeunes lecteurs.
Illustration de couverture : Olfa — @olfa_zfighter.21.
La mise en page du fanzine est assurée par Nicolas Brossault, maquettiste PAO. Son travail est essentiel : sans lui, ce fanzine ne pourrait exister.

Fiche du projet
- Client
- AccaBD
- Année
- 2026
- Localisation
- Caen, Normandie
- Prestations
- Création de logo, illustration 3D, modélisation, vectorisation
- Logiciels
- Blender et Affinity
- Typographie
- Cherry Bomb









