
Création d’une identité graphique originale, du papier au vectoriel.
Trouver son propre univers graphique
Il est souvent plus difficile de créer une identité pour soi que pour les autres.
Fallait-il privilégier un emblème ou une typographie ? Il m’a fallu choisir.
Aimant particulièrement l’esthétique des diners américains, j’ai naturellement puisé dans cet univers : briques, néons, enseignes rétro, lettrages dessinés à la main et typographies droites et abruptes des entreprises américaines.
L’idée était de créer un mélange atypique entre un lettrage rigoureux et un autre, beaucoup plus libre.
Un F rock et un Ç qui ne manque pas d’audace
Que faire de la particularité si française de mon prénom, François ? Un prénom ancien et pourtant toujours actuel, presque intemporel.
Pour commencer, un F inspiré de Fender, qui traduit le côté rock de ma personnalité.
Et puis, il y avait ce fameux Ç. Qu’allais-je bien pouvoir en faire ?
Je me suis souvenu de la signification de François : « homme libre », en référence aux Francs.
Liberté et audace sont donc devenues les ingrédients de ce caractère particulier.
J’ai imaginé un Ç dynamique, presque un coup de fouet lancé contre les idées rétrogrades. Un graphiste à la Indiana Jones !
Tin’dada Ta, Tin’dada Ta…
Un véritable travail de lettering
Sachez qu’aucune typographie n’a été maltraitée durant cette production graphique.
Inutile donc de chercher les polices utilisées pour créer ce logo : elles n’existent tout simplement pas !
C’est ce qu’on appelle du lettrage, ou lettering en anglais.
Le travail commence sur papier, avec un simple crayon et un pinceau calligraphique.
Une fois les formes définies, je les reporte sur ordinateur pour réaliser une vectorisation complète.
Chaque lettre est ainsi dessinée pour cette identité, et non sélectionnée dans une bibliothèque de polices.
Une mascotte nekomimi pour compléter l’identité
Une petite nekomimi, personnage féminin aux attributs félins inspiré de la culture japonaise, vient s’installer sur le E.
Stylisée, coquine et pleine de mouvement, elle représente à la fois mon goût pour les pin-up et mon attachement à l’imaginaire japonais.
Une touche un peu romanesque, voire Sailor Moonesque, je l’avoue !
Du dessin au volume
Ce lettrage a également fait l’objet d’une adaptation en trois dimensions.
La réalisation 3D permet de découvrir une autre facette du projet : modélisation, volumes, éclairage et rendu.
À découvrir également : la réalisation consacrée à la modélisation 3D du lettrage Lefeuvre François.